Dambisa Moyo, celle qui dit non à l'aide étrangère en Afrique

Nom:Moyo

Prénoms : Dambisa

Centres d'intérêt : Macroéconomie, développement international, relations internationales

Histoire: Née en 1969 à Lusaka en Zambie, Dambisa Moyo ne détient pas d'extrait de naissance car elle est née à une époque où les noirs n'avaient pas le statut de personnes en Zambie. Cela ne l'empêche pas de suivre un parcours universitaire brillant sanctionné par une licence en chimie et un master d'entreprise en finance de l'American University de Washington, une maîtrise en administration publique de l'université d' Harvard et enfin un doctorat en économie de St Antony's College à Oxford.

Ouvrage à succès: Son parcours d'exception lui permet d'obtenir des postes prestigieux tels que celui de consultante auprès de la Banque mondiale et de membre de l'équipe internationale de macroéconomie de Goldman Sachs travaillant sur les marchés de la dette. Ce travail, au coeur du terrain, lui permet de voir les effets pervers de l'aide au développement dans les pays africains. Dans son livre Dead Aid (aide fatale en français ), qui sera un des best-sellers du New York Times, Dambisa explique comment l'Afrique malgré toute l'aide qu'elle a reçu ,et continue de recevoir, s'enfonce dans la pauvreté. L'auteur démontre notamment comment l'aide contribue à la destruction de l'entrepreneuriat africain, comment elle éloigne l'Afrique du reste du monde et comment elle corrompt les dirigeants et dirigeantes du continent en les rendant paresseux et non imputables. Elle propose à ces derniers des solutions alternatives pour financer le développement.

Accueil de l'ouvrage : Dead Aid à été traduit en 10 langues (chinois, français, allemand, grec, italien, japonais, coréen, polonais, portugais et néerlandais).Cet ouvrage a été salué par Steeve Forbes (PDG de Forbes), par feu Koffi Anan (ancien secrétaire général de l'ONU), par Paul Kagame, le président du Rwanda ainsi que le président chinois Wen Jiabao.Pour tous ces soutiens, Dead Aid apporte une nouvelle vision de l'aide en Afrique et propose des réflexions sur de nouvelles orientations. Mais ces réflexions ne sont pas du goût de tous: Bill Gates a ainsi déclaré lors d'une interview en 2013 que des livres tels que Dead Aid encourageaient le mal.



Dr TOURÉ Kany Abiba